Chez Roger : toute une histoire...

Roger naît en 1920, dans le 14ème arrondissement de Paris. Il grandit entre les casseroles qui chantent, les odeurs de plats mijotés et l'amour de sa mère, Marie-Eugène Voyer. À la maison, il y a aussi la fierté de son père kabyle, attaché à ses racines, à ses valeurs, à cette Algérie qu'il porte en lui.

Roger a deux héritages, deux cultures : il en fait une richesse.

Très jeune, il comprend que sa place est derrière les fourneaux. Pas seulement pour cuisiner, mais pour rassembler. Pour faire asseoir les gens autour d'une table et leur offrir un moment simple et vrai. Il ouvre son premier restaurant rue du Roi d'Alger (un hasard ?), dans un Paris populaire, animé, plein de vie.

Plus tard, il part en Kabylie, au village d'Aït Bimoune, village natal de son père. Là-bas, au milieu des montagnes et des oliviers, il ouvre une auberge qu'il appelle tout simplement Chez Roger.
On y vient pour bien manger, pour partager, pour retrouver le goût des plats français préparés avec générosité. On respecte l'homme autant que le cuisinier : droit, digne, chaleureux.

Le temps passe, mais certaines histoires ne s'arrêtent pas...

Dans la famille, son petit-fils porte un surnom évident : « le Petit Roger ». Même regard, mêmes gestes, même passion pour la cuisine.
Depuis tout petit, il traîne dans les cuisines, observe, goûte, apprend. Il grandit entouré de chefs, de recettes, de souvenirs. Chez lui, la cuisine n'est pas une mode : c'est une histoire de famille.

À Marseille, il ouvre son premier restaurant : La Renaissance. Un nom qui dit tout. Il y fait revivre les recettes de son enfance, celles qui sentent le beurre noisette, le bouillon maison et les dimanches en famille.

Aujourd'hui, il revient à Paris. Là où tout a commencé.

Dans le quartier de la Bastille, Chez Roger reprend vie.
À la carte : blanquette de veau, soupe à l'oignon, cassoulet… Des plats qu'on connaît, qu'on aime, qu'on partage. Une cuisine française sincère, généreuse, sans détour.

Chez Roger, la tradition n'est pas figée.
Elle se transmet. Elle se cuisine. Elle se sert chaque jour avec le sourire.

C'est une histoire de famille.
Une histoire de goût.
Un pont entre Paris et Aït Bimoune.
Entre un grand-père… et son petit-fils.